Du phylloxéra à la reconstruction : un vignoble bousculé
Comme partout en France, la fin du XIXe siècle marque une rupture brutale avec l’apparition du phylloxéra. Entre 1878 et 1892, plus de 90 % des exploitations viticoles du département sont touchées (source : INRA). Le Tarn-et-Garonne, fort de ses 40 000 hectares plantés à la Belle Époque, doit se reconstruire presque entièrement.
Une décennie plus tard, la replantation massive se fait avec de nouveaux cépages : Merlot, Tannat, Fer Servadou, Duras pour les rouges, et Colombard, Ugni blanc, Muscadelle pour les blancs. On cherche alors des variétés plus résistantes, parfois au détriment de la qualité pour répondre à l'urgence de la demande.