Zoom sur quelques pratiques innovantes issues des “nouveaux” domaines
La conduite en agroécologie
Associant le retour des haies, des arbres fruitiers, des bandes fleuries, certains jeunes domaines du Tarn-et-Garonne s’inspirent de la permaculture. Par exemple, sur le Domaine Plageoles à Gaillac, on recense près de 25 essences différentes plantées autour des rangs – une véritable “ceinture verte” pour lutter contre l’érosion et favoriser les auxiliaires (source : Terre de Vins).
Couverts végétaux et gestion des sols vivants
Plutôt que de recourir systématiquement au glyphosate (herbicide interdit en bio), de plus en plus de domaines sèment des couverts végétaux : trèfle, vesce, moutarde. Objectif : nourrir le sol, augmenter le taux d’humus, limiter la compaction. Dans le Tarn-et-Garonne, la proportion de surfaces labourées a ainsi chuté de 75% sur dix ans ; de 2010 à 2020, la part de l’enherbement est passée de 22% à 48% du vignoble départemental (source : Chambre d'Agriculture Tarn-et-Garonne).
Le retour des cépages anciens et l’arrivée de résistants
Des variétés oubliées refont surface (fer servadou, lion blanc, tboudel). Par ailleurs, les cépages “PIWI” (issus de croisements destinés à résister à l’oïdium et au mildiou, tels l’Artaban ou le Muscaris) sont de plus en plus implantés dans les nouveaux domaines (données IFV : Institut Français de la Vigne et du Vin). À la clé : moins de traitements, moindre impact environnemental.
L’irrigation raisonnée et l’adaptation au changement climatique
Si, historiquement, l’arrosage était exceptionnel (parfois même interdit dans les cahiers des charges AOC), le réchauffement climatique pousse certains nouveaux domaines à repenser la gestion de l’eau. Micro-irrigation, sondes tensiométriques pour ajuster le stress hydrique et plantation de cépages tardifs ou méditerranéens s’imposent, parfois malgré le conservatisme des appellations.