Repères historiques : caves d’hier et d’aujourd’hui
Le Tarn-et-Garonne n’est pas le Bordelais, ni la Bourgogne, mais il possède un patrimoine viticole plus ancien qu’on ne l’imagine. Les bastides comme Auvillar ou Moissac voient se développer, dès le XIIIe siècle, une viticulture d’essence familiale et monastique. À la fin du XIXe siècle, la superficie viticole du département approche 30 000 hectares (d’après les études de l’INRA).
La crise phylloxérique puis l’exode rural y font des ravages, tout comme dans de nombreuses régions françaises. Dans les années 1970, on ne recense plus que quelques centaines d’hectares ; quelques familles seulement maintiennent coûte que coûte l’activité, notamment autour de domaines aujourd’hui réputés comme Château Saint Louis ou Château Boujac.
Depuis le début des années 2000, grâce à la redynamisation portée par l’obtention d’Indications Géographiques Protégées (IGP) et par l’éclosion de circuits courts, le Tarn-et-Garonne devient une terre d'accueil pour une nouvelle vague de vignerons, parfois venus d’autres territoires, qui s’installent sur d’anciennes terres céréalières ou fruitières.