Fronton, laboratoire d’une nouvelle viticulture
Face aux défis climatiques, la biodynamie s’impose à Fronton comme une promesse : celle de préserver la rusticité de la Négrette tout en magnifiant ses arômes, celle aussi d’inscrire le vignoble dans une relation renouvelée avec la nature. Les essais de paillages de féverole ou l’introduction de moutons "tondeurs" en hiver sont autant de pistes explorées.
L’obtention de certifications telles que Demeter ou Biodyvin atteste de ces engagements. À l’heure actuelle, selon le Syndicat des Vins de Fronton, plus de 10 % de la surface AOC est engagée en bio ou en biodynamie, soit près de 240 hectares.
Là où certains voyaient un retour en arrière, la biodynamie a permis de restaurer la fertilité, d’attirer une clientèle nouvelle attachée à la dimension authentique et écologique des vins, mais aussi, sur le plan organoleptique, d’obtenir des vins où la Négrette s’exprime avec une identité plus précise, un fruit mieux tenu, des tanins plus soyeux, et parfois, selon les millésimes, un potentiel de garde accru.